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Ils quittent les portails immobiliers en 2026 : le mouvement prend de l'ampleur

Billie
Monday, June 29, 2026

Il y a quelques années, être visible sur SeLoger, Leboncoin ou Bien'ici était un passe-partout. C'était le lieu où tout le monde cherchait, où la visibilité était centralisée, où choisir d'y être était une stratégie par défaut.

Aujourd'hui, cette équation change.

Partout, des agents indépendants, des mandataires, des petites agences discrètement découvrent une réalité : les portails les enferment plutôt que les libèrent. Ils deviennent des fournisseurs de stock pour des plateformes qui captent la relation client, gonflent les tarifs, et ne leur laissent aucun levier de contrôle. Et pire encore, ces mêmes portails n'offrent pas ce que les agents recherchent vraiment : la crédibilité personnelle, la différenciation, les leads qualifiés.

Un mouvement émerge. Loin des bruits de couloir, mais réel.

D'une publication LinkedIn à un mouvement

Tout a commencé par un post. La semaine dernière, un directeur d'agence immobilière casse le silence publiquement. Il annonce que son équipe quitte les portails. Raison affichée : les tarifs deviennent intenables.

« Dans une semaine pile, ce sera terminé. Nous arrêterons de diffuser nos annonces sur le site Le Bon Coin. Après plusieurs années d'abonnement, la dernière augmentation a été celle de trop. Quand j'ai commencé en immobilier, une annonce coûtait environ 30 € TTC. Aujourd'hui, on parle d'environ 100 € TTC par annonce. »

Le post fait le buzz immédiatement. Les commentaires s'accumulent. Des centaines. Et ce qu'on y découvre, c'est une profession entière en train de basculer.

Les réactions positives fusent. Une directrice d'agence : « Bravo, un de plus ! C'est de l'abus total. De plus, les contacts ne sont pas qualifiés. » Un consultant : « Exactement la bonne lecture. Les portails vendent de la dépendance, pas de la valeur. »

Les encouragements viennent de ceux qui ont déjà sauté. Un gérant de groupe immobilier : « J'ai décidé d'arrêter également. Payer pour bosser au bout d'un moment ce n'est plus acceptable surtout des sommes astronomiques. Ok m'a annoncé 1200 euros pour 15 annonces. Non merci. Du racket ce site. » Un autre : « Ça fait des années que je ne travaille plus avec eux, leurs tarifs étant exorbitants, j'ai quitté aussi SeLoger pour les mêmes raisons ainsi que Meilleurs Agents. »

Les témoignages les plus puissants viennent de ceux qui ont déjà quitté les portails. Ils ne regrettent rien. « Je suis arrêté leboncoin depuis deux ans et aucune répercussion. Je vends tout pareil même plus. Acheteurs plus qualifiés et sérieux », dit un agent depuis 18 ans. Un autre : « J'ai arrêté avec cette plateforme il y a un an. Bilan : autant de ventes, moins de contacts peu qualifiés. Cette année, nous avons donc décidé de continuer à ne pas utiliser cette plateforme. »

La remarque la plus lucide vient d'un consultant : « Les portails vendent de la dépendance, pas de la valeur. La baisse de volume au début, c'est le détox, mais ce qui vient ensuite (réseau, bouche à oreille, visibilité locale) est mécaniquement mieux qualifié. »

Le mouvement n'a pas de nom. Mais la tendance est claire. Les agents quittent les portails bruyamment. Et chaque départ encourage les autres.

Quand les portails coûtent plus qu'ils ne rapportent

Les chiffres du secteur révèlent une tendance claire : les tarifs des portails ont explosé, tandis que l'efficacité globale stagne ou baisse.

En 2025, les agences immobilières dépensent en moyenne entre 500 € et plus de 1000 € par mois sur les portails d'annonces, avec leboncoin représentant souvent le plus gros poste, des tarifs qui ont augmenté de près de 80% en deux ans. Pour les agences de taille moyenne, les budgets mensuels peuvent atteindre 1200 € ou plus.

Et ce n'est que le début. En septembre 2024, leboncoin a imposé des augmentations tarifaires inédites, justifiées par la nécessité de réinvestir dans l'audience et les fonctionnalités. Les tensions entre professionnels et portails se cristallisent : les agents paient davantage pour une visibilité qui ne s'améliore pas proportionnellement.

Regardons les tarifs de référence pour chaque portail en 2025 :

Leboncoin propose un abonnement de 70 € par mois pour un nombre d'annonces illimité, et 150 € pour la version premium incluant une page d'agence complète. Bien'ici propose aussi un abonnement de 70 € par mois pour annonces illimitées, et 150 € pour la version premium. SeLoger propose un abonnement Pro débutant autour de 250–400 € par mois selon le volume d'annonces.

Mais derrière ces chiffres affichés se cache une réalité plus complexe : les mises en avant, les options premium, les boosts d'algorithme s'ajoutent les uns après les autres, transformant un "70 €" en "500 € minimum" pour une vraie visibilité.

L'audience a quitté les portails. Les leads, aussi.

Pendant que les prix grimpent, l'efficacité réelle des portails diminue pour les agents individuels.

Leboncoin domine sans contestation sur le plan quantitatif avec environ 42 millions de visites mensuelles, SeLoger en compte 20,4 millions, et Bien'ici environ 3,7–4 millions. À première vue, davantage de volume = davantage d'opportunité.

Mais voilà le piège : Avec une dépense mensuelle de 1200 € sur leboncoin, une agence génère 30 leads, obtient 5 mandats signés avec un délai moyen de 25 jours, soit un coût par lead (CPL) de 40 €. Avec SeLoger, pour 1500 € de dépenses mensuelles, une agence génère 25 leads et 6 mandats, avec un CPL de 60 €.

Le coût par lead monte. Les délais s'allongent. Et plus important encore : ces leads ne sont pas qualifiés. Le volume de visiteurs sur leboncoin augmente (+17% entre 2023 et 2024 pour atteindre 14,9 millions de visiteurs mensuels), mais 9 millions parmi eux n'utilisent que leboncoin pour leur recherche — ce qui veut dire qu'une part croissante du trafic n'explore qu'un seul portail.

Cette concentration, paradoxalement, crée de la concurrence féroce parmi les agents listés. Plus l'audience se concentre sur un portail, plus les agents doivent payer pour se distinguer. Moins on paie, moins on est visible. C'est un cycle infernal.

L'exode commence : agents qui quittent les portails

Au cours des 12 à 18 derniers mois, une tendance émerge clairement : les agents performants s'échappent.

Plus de 60 % des agents immobiliers indépendants interrogés fin 2024 ont signalé une diminution marquée de leur activité par rapport à l'année précédente. Le marché a entraîné une vague de fermetures d'agences : 1 243 agences immobilières ont fait faillite en 2024, soit une hausse de +36 % par rapport à 2023.

Mais cette crise du marché a aussi un effet secondaire : elle force les agents à rethink leur stratégie. Les moins adaptables ferment. Les plus malins s'échappent des portails.

Un exemple concret : une agence indépendante à Montpellier dépendait à 80 % des portails d'annonces payants. En six mois, grâce à une refonte de leur stratégie de contenu immobilier et à l'utilisation d'outils d'automatisation, ils ont inversé la tendance. Aujourd'hui, 60 % de leurs nouveaux mandats proviennent de leur propre écosystème digital, avec un taux d'exclusivité record.

Ce n'est pas un cas isolé. En 2026, 92% des acheteurs débutent leur recherche immobilière en ligne. Un site personnel renforce la crédibilité, génère des leads en continu et libère de la dépendance aux portails payants. C'est un investissement dans l'autonomie professionnelle.

Le SEO local et le site web : le nouveau fondement

Là où les agents quittent les portails, ils construisent trois choses :

Un site web personnel ou d'agence. Pas un WordPress compliqué, un Wix générique ou un site fourni par votre loficiel immobilier qui vous engage sur 24 mois...
Un vrai site, construit pour le SEO local, personnalisé à leur image, contrôlable en quelques clics. C'est leur espace. Leurs règles. Leurs leads.
C'est ce qu'on propose chez Billie, un outil simple et performant pour créer, personnaliser et gérer votre site immobilier en quelques clics.
Le tout construit pour performer localement et devenir visible dans votre secteur et sur les IA.
Les fonctionnalités Billie. Nos tarifs.

Une stratégie de contenu local. L'outil d'estimation en ligne est le levier numéro un pour capter des leads qualifiés. Complété avec du contenu SEO local, un chatbot de qualification et des pages quartiers optimisées, le taux de conversion moyen de l'estimateur atteint 8 à 15 %. Comparé aux 2–3 % qu'on obtient comme agent moyen sur un portail, c'est un saut qualitatif énorme.

Du SEO local, pas des options payantes. Comptez 3 à 6 mois pour les premiers positionnements significatifs sur les requêtes locales à faible concurrence. La régularité du contenu accélère considérablement les résultats. Ce n'est pas rapide. Mais contrairement aux portails où les tarifs montent et descendent au gré des algorithmes, cette stratégie construit quelque chose de pérenne. Votre propre actif.

Pourquoi maintenant ? Trois raisons.

D'abord, la maturité du marché d'outils. Billie. Et d'autres solutions SaaS permettent désormais à un agent sans compétences techniques de construire un site performant en quelques heures. Plus d'excuse "c'est trop complexe".

Ensuite, l'accélération des tarifs des portails et la baisse du ROI. Leboncoin a annoncé que les tarifs avaient été "revalorisés" en 2024, car la plateforme considérait qu'elle offrait de nouveaux services aux agents immobiliers. Les agents entendent ça comme : "vous allez payer davantage pour le même service". Ils ont commencé à se poser la vraie question : "Est-ce vraiment nécessaire ?"

Enfin, Google Local est devenu l'arme décisive. Google Maps, les recherches locales ("agent immobilier à Bordeaux", "immobilier Marseille 7e") — ce ne sont pas des tendances, ce sont les canaux primaires où les acheteurs se cherchent une maison. Les portails le savent. Mais ils ne peuvent pas rivaliser avec un site personnel bien construit, parce qu'un site personnel, c'est du vrai contenu, de la vraie crédibilité, du vrai SEO. Pas du "je suis listé parmi 10000 autres".

Le coût réel de rester dépendant

Voici ce que les agents continuent à payer quand ils restent entièrement dépendants des portails :

Le coût financier explicite : 500–1500 € mensuels d'abonnements, sans garantie de leads qualifiés.

Le coût de la captation : 60 % des agents perdent des opportunités par manque de suivi digital efficace. Faute de présence en ligne efficace, un agent risque de passer à côté de 80 % du nouveau marché — notamment la clientèle plus jeune, ultra-connectée.

Le coût de l'interchangeabilité : Vous n'êtes qu'une fiche parmi des milliers. Aucune différenciation. Aucune raison personnelle pour un client de vous appeler plutôt qu'un concurrent listé trois places au-dessus.

Le coût de l'incertitude : Leboncoin change son algorithme. SeLoger lance une nouvelle option premium. Bien'ici monte les tarifs. Vous n'avez aucun contrôle. Demain, votre visibilité peut dégringoler du jour au lendemain sans explications.

Construire sa crédibilité avant le lead

L'alternative n'est pas compliquée. Elle est juste différente.

C'est reprendre le contrôle. C'est reconnaître que les leads n'arrivent plus par la seule vertu d'être "listé". Ils arrivent parce qu'on construit une raison pour qu'on vous fasse confiance. Une présence locale forte. Un avis. Une expertise visible.

Ceux qui le font — qui lancent un site personnel, qui publient du contenu régulier, qui contrôlent leur présence — voient des résultats en 3 à 6 mois. Pas immédiatement. Mais durablement.

Et surtout, c'est à eux.

Ressources

  • Étude sur la tarification des portails immobiliers 2025, sources multiples (Nicolas Benoit Immobilier, Diffuze, Similarweb)
  • Données Médiamétrie NetRatings (juin 2025) et Similarweb sur l'audience des portails
  • Étude BVA sur l'efficacité des portails immobiliers (2024)
  • Données de Captain Seller et Positivia sur la conversion et le ROI du SEO local pour agents immobiliers
  • Données FNSE / Notaires de France sur les volumes de transactions et les fermetures d'agences (2024–2025)

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